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UniDufour, 2è étage, salle U 259 24 rue Général-Dufour 1204
Geneva |
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Anouar Louca
Né en 1927 en Haute Egypte, Anouar Louca fut un des traducteurs français les
plus représentatifs de
Taha Hussein, écrivain dont il était disciple et critique. Il fit par ailleurs
connaître en arabe plusieurs chefs d'oeuvre de la littérature française.
Chercheur en histoire des relations internationales et professeur aux
universités égyptienne, française et
suisse, son expérience cosmopolite alimenta des travaux et sa vision nouvelle
des rapports entre monde
arabe et européen.
Anne-Lise Louca
Née à Genève, elle a étudié la psychologie dans le vénérable Institut
Jean-Jacques Rousseau. Un cycle de sept ans au Moyen Orient l'a convertie à la
magie de la civilisation égyptienne. |
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suivi des réflexions sur John
Ninet,
une biographe à deux voix, ce qui est toujours intriguant, publié en octobre
2010. Vous en découvrirez l'alchimie dans une présentation que donnera
Anne-Lise Louca.
La
conférence sera présentée par Marie-Claire Lescaze, journaliste.
Une discussion avec le public suivra.
Les
présentations des éditeurs
Agronome,
économiste, ethnologue, conteur à l'orientale... rassurez-vous, il ne s'agit pas
d'un baladin à la cour du grand pacha modernisateur Méhémet-Ali, mais d'un
citoyen genevois débarqué à l'âge de vingt-quatre ans en Égypte pour se vouer à
la culture du coton.
Né en 1815 à Saint-Gervai, ce faubourg ardent qui a vu apparaître J. J.
Rousseau un siècle auparavant, John Ninet grandit dans un milieu de petits
industriels. Adolescent, il assiste à l'exaltante montée de la gauche. Le
cosmopolitisme ambiant l'incite à regarder au-delà des frontières. Après un
séjour en Géorgie, il s'installe dans le delta du Nil et va vivre avec la terre
égyptienne une véritable histoire d'amour.
Cultiver du coton, c'est partager le labeur du paysan dont les conditions n'ont
pas varié depuis des millénaires. Le jeune agronome apprend la langue et
s'emploie à former des cadres. Marqué par son éducation libérale, il s'indigne
de l'injustice qui accable le peuple fellah et commence à écrire une série
d'articles, la plupart anonymes, pour dénoncer la cupidité du vice-roi et de ses
comparses indigènes, turcs et européens. A travers son témoignage, nous
découvrons la glorieuse époque de Méhémet-Ali jusqu'à la lente dérive de ses
cinq successeurs et à l'occupation anglaise.
Il va tenter de soutenir le mouvement nationaliste grâce aux principes de
démocratie qu'il a connus dans sa patrie. Partisan de ce premier soulèvement en
Orient, il est le seul Européen à demeurer jusqu'au bout dans le camp d'Arabi.
L'arrogance colonialiste le dépouillera de tout, même d'une reconnaissance
posthume.
Nous le voilà rendu, ce John Ninet, défenseur des droits de l'homme et
précurseur de l'assistance technique. Son destin exemplaire éveille de
singulières résonances, à l'heure où les soubresauts sur l'ensemble de l'aire
musulmane ne cessent de nous interpeller. |